Ludwig Hornblend Serpentard - Cinquième année

† Niveau: 5ème année
 | Sujet: Quand la nature se déchaîne au dehors (libre) Mer 5 Mar 2008 - 20:50 | |
| La galerie était déserte. A croire qu’elle l’était toujours. Pourquoi un élève sensé s’y promènerait-il, de toute façon ? Pour voir les tableaux ? Passionnant ! Des tableaux, il y en avait partout, dans Poudlard, alors … Surtout que leurs bavardages et commentaires incessants avaient de quoi rendre fou. Pourtant en ce début de soirée, on pouvait entendre des pas. Plus précisément, on aurait dit que quelqu’un marchait dans des flaques, et ce bruit résonnait d’autant plus qu’il était inhabituel. Des flaques, au cinquième étage ? Et puis quoi encore ? Inutile de faire durer le mystère : c’était Ludwig, trempé, qui venait d’entrer dans la galerie et se retenait de pester à haute voix. Il s’était laissé surprendre par la pluie … Pourtant, il aurait dû prêter attention aux nuages noirs et menaçants qui planaient au-dessus du château depuis le début de la journée. Trop tard, c’était fait. Il était trempé jusqu’aux os, il faudrait qu’il passe par la salle commune … Ah, le mois de mars, et sa météo changeante ! Que Ludwig aurait détesté le mois de mars si son anniversaire ne s’y était pas trouvé. D’ailleurs, c’était il y avait à peine quelques jours … Il avait eu droit à une jolie carte de sa mère, et un petit mot de son père. Avait-il vraiment écrit lui-même ? C’était le même tous les ans, alors il pouvait commencer à douter. En tout cas, ses frères et sœur avaient été plus sympathiques à ce sujet. Bart lui avait offert un kit de chez Zonko, Ruby une boîte de caramels, et Archie un livre. Sur les sortilèges offensifs.
Le Serpentard passa la main dans ses cheveux pour les tirer en arrière et essayer d’en enlever le plus d’eau possible. Un séchoir ou une serviette aurait été plus efficace … Quelle idée aussi d’organiser ce petit « rendez-vous » dans le parc ! Ils auraient tout aussi bien pu les voir dans une vieille salle de classe, ou dans leur dortoir, ces deux idiots ! Il s’agissait de deux élèves de Serpentard, de deuxième année, qui projetaient de verser un philtre de confusion dans le jus de citrouille d’un de leurs chers amis Gryffondor, et qui avaient demandé de l’aide à Ludwig pour la préparation et d’autres détails. Seulement, ils avaient absolument voulu que ça se fasse dans le secret, aussi avaient-ils convenu de se retrouver dans le parc, sous la tour nord. Ludwig les soupçonnait de vouloir plutôt l’utiliser contre un autre Serpentard, sinon la salle commune aurait fait l’affaire, mais après, peu lui importait … Tant qu’ils ne perdaient pas de points. Il en parlerait à Ruby, tiens. En attendant … Pendant l’entrevue, Ludwig avait presque promis de leur fournir un des principaux ingrédients de la potion. En échange, il aurait bien un petit service à leur demander, un jour ou l’autre. Des idiots peut-être, mais débrouillards lorsqu’ils le voulaient. Aucun des trois Serpentard n’avait fait attention au ciel qui se couvrait, et la pluie les avait pris par surprise. Aussitôt ils avaient couru jusqu’au château – l’averse était plutôt violente.
Une fois dans le château, ils avaient à peine eu le temps de reprendre leur souffle que le concierge avait débarqué, apparemment furieux que des élèves salissent son beau sol fraîchement astiqué. Les Serpentard s’étaient alors séparés, et Ludwig avait pris un passage qui l’avait mené jusqu’au cinquième étage. Il ne savait pas exactement ce qu’étaient devenus les autres. Un des deux était parti vers les cachots, peut-être avait-il eu le temps d’entrer dans la salle commune. Quant à l’autre, aucune idée. Pour sa part, il avait tenté d’effacer les traces de son passage, en faisant s’évaporer l’eau qui dégoulinait de ses vêtements, mais avait laissé tomber après être arrivé à l’étage. Le concierge ne le suivait plus, il en était persuadé. Autrement, il l’aurait encore entendu.Ludwig soupira et fit quelques pas dans la galerie, faisant mine de jeter de temps à autre un coup intéressé sur les tableaux. Il y avait d’anciens professeurs, des personnages inconnus des élèves, des chevaliers … Réellement passionnant ! Par les fenêtres, il pouvait voir le parc mis à mal par l’averse qui tendait à se transformer en petite tempête. Heureusement qu’il était vite rentré … Un coup de tonnerre le fit sursauter violemment, et il se maudit intérieurement de s’être laissé effrayer pour si peu. Lorsqu’une voix retentit dans son dos, quelques secondes plus tard, il fit volte-face tout aussi brusquement … |
|