Sujet: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 14:06
Nom : Stuart Wortley [le nom de ses parents adoptifs. cf Histoire]
Prénom(s) : Andrea
Date de naissance + âge : 31 décembre 1993 - 11 ans
Sexe : féminin
Physique : Andy est une fille plutôt petite pour son âge. Frêle, à une silhouette maigrichonne. Des cheveux roux indisciplinés se balancent dans son dos telle une lourde cape flamboyante. La fillette a de grands yeux bleu clair. Un bleu tellement profond qu’on a l’impression que ses yeux contiennent tout l’océan à eux seuls. Elle a un regard perçant et innocent. Une petite bouche moyennement charnue. Un petit nez légèrement retroussé. Un large front caché par d’innombrables mèches de cheveux. Une peau laiteuse. Blanche, mais pas dépourvue de couleurs et de vie pour autant.
Caractère : La rouquine n’est pas bien difficile à cerner. Sa plus grande qualité est sans conteste la franchise. Tout simplement parce que Andrea Stuart Wortley ne sait pas mentir. Elle n’en voit pas l’intérêt. Tellement que cette manie de vouloir toujours dire la vérité l’avait plus d’une fois embarqué dans des situations embarrassantes. Mais elle s’en tirait très facilement, grâce à sa nature débrouillarde. C’est quelqu’un de très simple, qui aime rire avec ses amis des bêtises qu’ils avaient faites. Qui aime par-dessus tout s’amuser, grimper aux arbres, courir, nager, sauter partout. Non, elle n’est pas hyperactive. Seulement dotée d’une joie de vivre débordante. Elle préfère ne pas penser à l’avenir et vivre au jour le jour. Cette insouciance exemplaire fait qu’elle agit souvent avant de réfléchir aux conséquences. Ce qui est la source principale de tous ses problèmes. « Etrangère échouée dans un monde inconnu », la plus grande ambition d’Andrea est de percer tous les mystères de l’univers de la magie. Très excitée à l’idée de faire ses études dans une école de sorcellerie, et pas n’importe laquelle, la jeune rousse fera tout pour être à la hauteur. Elle peut passer des heures plongée dans un bouquin – à condition, bien sûr, qu’il soit bourré de choses intéressantes et captivantes. Sinon, son impatience fera qu’elle laissera tomber le livre et l’abandonnera dans un recoin de sa chambre.
Histoire
Une ravissante jeune femme âgée d’environ 25 ans allongée sur un lit d’hôpital sobre et banal, entourée d’infirmières… Des cris de douleur à vous fendre le cœur, déchirants, interminables… puis tout se calme. Silence total pendant près de 10 secondes. Une des sage femmes tient dans ses bras un être minuscule… un nouveau-né encore recouvert de sang… qu’elle emporte hors de cette pièce pour le moins accueillante, en le tenant avec soin, comme s’il s’agit de quelque chose d’extrêmement fragile… Deux infirmières regroupées autour de la maman. C’est fini. Tout va bien. L’enfant vivra. En pleine santé. Rien à craindre. Anna ouvre les yeux et son regard se pose sur les murs blancs. D’une blancheur presque effrayante. Ce décor manque cruellement de couleurs. Elle fixe le seul tableau accroché tristement sur le mur. Un malheureux îlot, seul au milieu des eaux, muni seulement de quelques palmiers. De faibles rayons de soleil se reflètent sur l’océan. Un paysage tranquille. Beau. Mais dépourvu de toute joie. En un mot, triste. Surtout dans une chambre d’hôpital. Le regard de la jeune rousse parcourt machinalement la pièce. Une porte blanchâtre, un parquet sombre et usé, des pieds dans des chaussures blanches également, une table de chevet et dessus… Une rose… blanche… accompagnée d’une enveloppe de couleur assortie. La jeune femme sursaute sous l’effet de surprise. Un frisson la parcourt. Lentement, d’un geste très délicat, elle s’en empare et ouvre l’enveloppe de ses doigts tremblants. Elle en sort un minuscule bout de papier d’une forme quelconque. Une écriture penchée, très soignée. Une écriture qu’elle ne connaît que trop bien. « Désolé. » Elle fixe cet unique mot tracé en noir sur un fond affreusement blanc. Ca lui fait mal aux yeux. Lentement, ce mot s’infiltre dans son esprit et elle réalise ce qu’il signifie. Désolé. Désolé. Ces trois syllabes résonnent dans sa tête. Et restent à jamais gravés dans sa mémoire. Des images défilent à toute vitesse dans son esprit. Toujours les mêmes. Un jeune homme blond, aux cheveux fins et aux reflets dorés, telle une divinité légendaire. Des yeux d’un bleu très clair, très intense. Un regard on ne peut plus séduisant. Un sourire irrésistible se dessinant sur ses lèvres fines et bien tracées. Puis ce même jeune homme au bout d’un couloir, la regardant d’un air désolé. Désolé. Désolé. Désolé. Sans un mot, il tourne le dos et disparaît derrière une porte noire. Tout est fini. Anna regarde l’enfant qu’on lui apporte. La petite fille qu’elle vient de mettre au monde. Sa deuxième fille. Ce petit être qui ignore tout de ce qui l’attend. Innocente, fraîche, dans les bras de l’infirmière. Spectacle émouvant. Anna ne peut s’empêcher de sourire, même si son cœur bat la chamade et son cerveau réfléchit à toute vitesse. Cette enfant si charmante qu’elle va devoir abandonner dans un orphelinat quelconque. Ou partir avec. S’isoler avec son enfant, abandonnant à ce moment-là l’autre partie de sa famille. Qu’elle aime de tout son cœur, également. Ce même cœur, désespéré, partagé entre deux options. Vivre avec l’une ou l’autre de ses filles. Quitter son mari ou rester avec lui. Cet homme dont elle est éperdument amoureuse. Cet homme auquel elle avait caché sa grossesse pendant près de huit mois. Huit mois de souffrances, interminables. Elle avait commis une grave erreur. Mais elle ne peut s’en vouloir. Elle avait bu. Elle s’était déchaînée. Ce n’était pas sa faute. Et seule l’idée d’avorter l’horripilait. Pas question. Elle avait assumé les conséquences de ses actes. Et elle irait jusqu’au bout. Seulement, l’enfant aussi allait devoir assumer les conséquences de SES erreurs. Ah, cette pauvre créature innocente… Destinée à vivre séparée de ses parents légitimes, abandonnée. Mais la décision d’Anna est prise. Une larme chaude coule le long de sa joue froide.
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Andréa. Le prénom de la charmante enfant choisi par Anna. Pas de nom de famille. Andréa point barre. La directrice de l’orphelinat trouva l’enfant posée au pied de la porte d’entrée, un beau matin d’hiver. Le 1er janvier 1994. Le jour du Nouvel an. La petite était soigneusement enveloppée dans trois couvertures bleu ciel, avec un « A » doré brodé dessus. Dedans, hormis la petite, se trouvaient un médaillon en or, ainsi qu’une fine enveloppe blanche. « Elle s’appelle Andrea. » Sans plus de précisions. L’élégante dame à l’âge mur, emmitouflée dans un châle vert émeraude lut ces quatre mots, les sourcils froncés. Ce n’est pas tous les jours qu’elle trouvait des enfants venant à peine de naître déposés ainsi devant son orphelinat, avec simplement le prénom écrit sur un bout de papier. Et un médaillon. D’ailleurs, ce médaillon était très joli. Accroché à une fine chaîne dorée. De l’or pur. Et Dieu sait qu’elle s’y connaissait en or, possédant elle-même quelques bijoux. La valeur de cet objet était inestimable. On pourrait gagner une fortune en le vendant à n’importe quel bijoutier du coin. Elle le retourna soigneusement dans sa main, observant attentivement chaque parcelle de sa surface lisse et brillante, puis essaya de l’ouvrir… A une main, puis à deux mains. Mais le médaillon semblait ne pas vouloir montrer ce qu’il contenait. Après quelques efforts infructueux, la directrice laissa tomber, se rendant compte que l’enfant était toujours là, posée sur la neige, sans doute frissonnant de froid. Elle fit glisser le médaillon et la lettre dans sa poche, puis prit la petite enveloppée dans ses couvertures dans ses bras et rentra à l’intérieur, dans la pièce chauffée par un bon feu crépitant dans la cheminée. La lourde porte de l’entrée se referma dans un bruit sec.
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Cet orphelinat – un des nombreux orphelinats de la vaste ville de Londres – devint ainsi la résidence de la jeune Andrea. Elle y passa les six premières années de sa vie. Globalement heureuses, malgré quelques petits différents avec les autres enfants. La fillette devint vite habituée à la vie qu’elle menait : aux repas de leur cantine légèrement délabrée, aux murs sombres, mais décorée par les soins des enfants – dessins affichés sur les murs, gros coups de pinceau par-ci, par-là, etc. Cette pièce ne manquait pas de couleurs et de vie. Ensuite, il y avait les dortoirs. Plus exactement, les petites chambres à coucher où il y avait à peine de la place pour dormir. Meublées assez sobrement, rien que le strict minimum : des lits en bois superposés datant d’au moins trente ans, repeints en rouge, jaune, bleu ou vert par les orphelins – qui ne disposaient que de ces quatre couleurs-là pour décorer leurs chambres. Puis des placards. Un pour chacun. Des placards minuscules. Il faut dire que la plupart ne possédaient pas grand-chose. Juste quelques vêtements. Le strict minimum. Et pourtant, dans cet univers ‘restreint’, Andrea se sentait merveilleusement bien. Ne connaissant pas d’autres modes de vie, elle menait, selon elle, une vie de rêve. Ses professeurs, excepté la directrice relativement sévère, étaient particulièrement agréables avec les enfants. L’ambiance qui régnait dans cet orphelinat était amicale et les conditions d’existence franchement supérieurs à ceux des autres orphelinats aussi mal financés. Très vite, Andrea apprit à lire et à écrire. La fillette, avide de connaissances, gribouillait partout où elle pouvait – sur ses cahiers, sur les murs, sur ses vêtements… Au fil du temps, l’écriture devint une de ses grandes passions. Par ailleurs, elle s’emparait de chaque ouvrage qui avait le malheur de se trouver dans sa zone de vision : après avoir l’avoir lu, Andrea ne pouvait s’empêcher de ‘décorer’ le livre à sa sauce. Après avoir subi les ‘tortures’ de l’enfant, le bouquin se retrouvait gribouillé de tout côté. Il avait même droit à de petits dessins par-ci, par-là. Les autres enfants ne partageaient pas cette passion pour la lecture et l’écriture et, très vite, la fillette s’était construite une réputation de pas-comme-les-autres. D’ailleurs, d’étranges choses arrivaient à ceux qui osaient arracher les pages des livres de la minuscule bibliothèque qui était à leur disposition. Dessiner sur les pages, d’accord, en soi, ça constituait un art, mais alors les abîmer, faire de l’origami ou des avions en papier avec, c’était dépasser les limites. Les ‘délinquants’ recevaient souvent quelque chose sur la tête, selon les circonstances : soit c’était un pot de peinture, soit un seau d’eau (une douche froide n’avait jamais fait de mal à personne), soit autre chose. Mais, bien que fanatique de lecture à l’instar des autres enfants, Andréa n’en était pas pour autant exclue. Loin de là même. Elle n’hésitait pas à se glisser dans la foule, à rire et faire des batailles de nourriture avec les autres. Toujours partante pour faire une partie de cache-cache ou de proposer des idées de jeux. Ainsi, ils faisaient des courses à pied, à vélo, à la nage, en barque… Andy était toujours la première à sauter dans la piscine, ou à y pousser les autres, à grimper sur les arbres, à s’incruster dans des bagarres. En un mot, c’était un véritable garçon manqué. Face aux professeurs, cependant, elle s’efforçait de garder son calme, et faisait preuve de beaucoup d’assiduité lors des cours. Ses résultats n’étaient pas particulièrement brillants, mais grâce à sa participation en cours et son travail régulier, elle avait réussi à donner une bonne image de sa petite personne.
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Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 14:09
Mais beaucoup d’orphelins quittent l’orphelinat un jour ou l’autre. La plupart son adoptés par des couples stériles, ou bien trop vieux pour avoir des enfants. Ainsi, la petite Andy perdit beaucoup de ses amis. Les aurevoirs n’était pas quelque chose qu’elle préférait, aussi elle évitait de sortir de sa chambre lorsque des voitures s’arrêtaient devant la porte d’entrée, des gens en sortaient, puis y rentraient une heure plus tard accompagnés d’un enfant ou un autre. Andréa laissait couler ses larmes en silence, profitant de la solitude. Elle redoutait le jour où elle serait ainsi adoptée. Forcée d’aller vivre chez des gens qu’elle ne connaissait pas. Elle aimait l’orphelinat. C’était sa maison. Elle s’y sentait en sécurité, au chaud… Chez elle.
Un beau jour d’hiver, la veille de Noël pour être plus exacte, alors que Andy et les autres s’amusaient à faire des batailles de boules de neige profitant de ce beau temps – le parc était entièrement recouvert d’une couche blanche, et de gros flocons tombaient d’un ciel légèrement grisé par les nuages – une femme et un homme âgés tous deux d’environ trente ans poussèrent la lourde porte d’entrée. Leur rêve le plus cher était d’avoir à s’occuper d’un petit enfant. D’une petite fille, plus exactement. D’avoir un enfant. Mais la nature en avait décidé autrement. Mrs Stuart Wortley ne pouvait avoir d’enfants. Au bord du désespoir, les Stuart Wortley en étaient à leur cinquième orphelinat, n’ayant toujours pas trouvé l’enfant idéale.
La surveillante, chaudement vêtue, descendit dans le parc pour dire aux enfants de monter dans leurs chambres, se changer, et descendre ensuite dans le petit salon où étaient installés les deux invités… « Hé ! Mais c’est MON jean ! Rends-le moi ! » Une petite voix cristalline retentit dans la chambre des filles. Emily, une jeune brune, un peu plus large qu’Andy, avait taché son jean la veille et enfilait maintenant celui de la rouquine. Cette dernière, adossée au mur recouvert de peinture, la regardait, frustrée. « Allez, Andy, sois gentille pour une fois. Je t’avais prêté un élastique la dernière fois, tu te souviens ? Comme ça on est quittes ! » « Mais j’ai rien d’autre à me mettre ! Je te rappelle que j’ai sacrifié ma jupe pour qu’on puisse éteindre le feu qu’on avait mis au bureau de la vieille Hopkins la semaine dernière ! » A ces mots, Emily ouvrit son placard et en sortit une jupe – si on pouvait appeler ça comme ça. Selon Andrea, c’était surtout un vieux bout de tissu non repassé et complètement hideux, avec des plis partout – et la jeta sur le lit de la fillette. « Tiens, je te prête la mienne ! » La rouquine plissa les yeux et regarda le morceau de laine qui venait d’atterrir brutalement sur ses couvertures. Ca, une jupe ? Mais elle se moquait du monde là ! Et puis c’était son jean à elle, y avait même écrit Andy sur la poche arrière gauche alors qu’elle le lui rende ! Puisqu’Emily trouvait sa jupe potable, qu’elle la mette ! Andrea fixa le pantalon la mine boudeuse. Celui-ci était légèrement trop petit pour Emily. Encore plus petit… Mais il allait finir par craquer bon sang ! Elle était sur le point de le fermer… beaucoup trop petit… C’est limite s’il ne la moulait pas déjà. « Mais tu ne rentres même pas dedans ! » lâcha Andy sur un ton moqueur, pouffant de rire. « Rends-le moi, tu vas me le déchirer sinon. Fais gaffe ! » Emily dut admettre que sa voisine de lit avait raison. Pourtant, elle l’avait déjà enfilé en cachette quelques jours auparavant, et il lui allait très bien… Persuadée, tout en sachant que ça n’avait aucun sens, qu’Andrea était derrière tout ça, qu’elle l’avait d’une certaine manière rétréci, Emily sortit de la chambre après avoir enfilé en toute vitesse sa jupe froissée, en claquant la porte, puis en la bloquant de l’extérieur, de façon à ce qu’Andrea ne puisse pas sortir. Cette dernière, seule dans la chambre, mit rapidement son jean préféré, coiffa en toute vitesse ses longs cheveux flamboyants en les attachant négligemment sur la nuque, puis se dirigea en direction de la porte qu’elle poussa… une fois… deux fois… mais cette foutue porte refusait obstinément de s’ouvrir ! Encore une farce de la part d’Emily, sans aucun doute ! Oh qu’elle allait payer ! Andy donna un grand coup de pied à la porte, ce qui n’eut pour effet que de provoquer une douleur atroce au niveau des orteils, puis soupira. Son regard se promena rapidement tout le long de la pièce avant de tomber sur la fenêtre. Mais oui ! Elle n’était qu’au premier étage. Et puisqu’elle ne pouvait utiliser la porte, elle allait se servir de la fenêtre. Il fallait bien qu’elle sorte ! La fillette jeta un coup d’œil à l’extérieur. Elle n’avait jamais eu de vertiges. Et la grosse couche de neige était là pour amortir sa chute. Mais ce n’était pas suffisant… Il faudrait quelque chose de plus mou. Sans hésiter, Andy ouvrit le placard d’Emily et en sortit toutes ses affaires qu’elle jeta par la fenêtre sans cérémonie. Les vêtements s’éparpillèrent sur la neige. Andrea fit rapidement le tour de la pièce en jetant tout ce qui était apte à amortir sa chute par la fenêtre. Une fois ceci fait, la fillette regarda le résultat, qui la fit sourire de satisfaction. Une grosse pile de vêtements l’attendait en bas. Sans hésiter, elle passa une jambe par-dessus le rebord de la fenêtre, puis la deuxième, puis sauta. Comme prévu, sa chute n’eut aucun effet désastreux. C’était comme si elle avait sauté sur un matelas particulièrement mou et glissant… un peu froid. Les chaussettes trempées, elle fit le tour du bâtiment en courant, poussa la porte d’entrée tant bien que mal et se faufila le long d’un corridor à l’aspect grisâtre et tristounet menant au salon, où était rassemblée plus de la moitié des orphelins. Lentement, la jeune fille entrouvrit la porte et son regard se posa immédiatement sur les deux invités confortablement installés sur le sofa. Une femme et un homme. La femme avait le dos si raide qu’on avait l’impression qu’elle était faite en bois, telle une poupée grandeur nature. Andy se demanda comment un humain pouvait se tenir aussi droit en position assise. Ses cheveux, teints en blond, étaient noués en un chignon souple, délibérément décontracté, et néanmoins très chic. La moindre parcelle de sa peau du visage était recouverte d’une couche de maquillage, ce qui la vieillissait d’au moins cinq ans. Elle arborait un pull au col roulé vert kaki, ainsi qu’un pantalon extrêmement moulant. Andrea supposa qu’elle était relativement petite, étant donné qu’elle était perchée sur environ dix centimètres de talons aiguilles ! Mais le détail le plus frappant était un énorme diamant étincelant qu’elle arborait à son doigt. Andy resta comme enracinée, émerveillée par ce bijou pour le moins ordinaire. L’homme paraissait légèrement plus âgé que sa femme. Il avait des cheveux blonds champagne en voie de raréfaction. A côté de sa femme à l’allure autoritaire, on aurait dit qu’il s’efforçait de se faire petit. Il était clair qu’entre les deux, c’était elle la chef. Andrea risqua un bref coup d’œil sur sa tenue vestimentaire. Elle se sentait si à part à côté de ces gens outrageusement bien habillés, et ses camarades, qui, contrairement à elle, avaient pris le temps de se faire un look présentable, et qui, contrairement à elle, n’avaient pas eu à piquer un sprint sous la neige tombante, à sauter par la fenêtre. Elle était vraiment en piteux état, et c’était le cas de le dire. Son jean était maculé au bas des jambes à force d’avoir traîné dans la boue et la neige. Ses chaussettes rouges entièrement trempées. Et son pull mauve totalement désassorti au reste de ses vêtements. Quant à sa coiffure… ses cheveux flamboyants indisciplinés et en bataille retombaient dans son dos avec une incroyable souplesse. Un véritable danger public, en un mot. Et tout ça à cause de qui ? Ses yeux parcoururent rapidement la pièce et trouvèrent leur cible. Emily, assise tout près du canapé avec les autres orphelins, en tailleur, arborant un sourire charmant. Andrea lui décocha un regard meurtrier. Mais elle n’osait prononcer le moindre mot en présence de tous ces gens.
« Ah ! Te voilà enfin ! Mais où était-tu passée ? » La surveillante prit Andrea par les épaules et la tira vers l’avant. Tous les regards étaient rivés sur la nouvelle arrivante. Cette dernière se sentait particulièrement mal à l’aise. Non qu’elle trouvât les invités intimidants. C’est juste que c’était la première fois qu’elle se trouvait dans une pièce aussi peuplée. « Voyons, Andrea, fais nous un sourire ! » la voix doucereuse de la surveillante la fit sortir de sa rêverie. Reprenant ses esprits, la jeune fille vit que cette bonne femme s’apprêtait de nouveau à ouvrir sa bouche. Et quels que soient les mots qu’elle prononçait, Andrea trouvait sa voix détestable. Elle s’empressa de la couper. « Pa… pardon. » Elle reporta son regard sur le couple assis sur le sofa. Tous deux n’arrêtaient pas de la fixer. Elle voulait rentrer sous terre. Jamais on ne l’avait regardée de la sorte. La situation était beaucoup trop embarrassante à son goût. Prenant son courage à deux mains, elle leur fit un petit sourire timide – elle aurait aimé avoir un air un peu plus décontracté mais c’était mission impossible – et prit place sur un coussin avec les autres orphelins, en faisant exprès de se mettre le plus loin possible de cette petite garce d’Emily. L’imposante et splendide Mrs Stuart Wortley lui adressa un sourire amical et demanda d’une voix douce : « Tu t’appelles Andrea, c’est bien cela ? » La fillette hocha la tête. Elle sentait une fois de plus qu’elle retenait les regards d’à peu près tout le monde. La petite avait un côté charmeur. On ne pouvait facilement détacher ses yeux de ce visage angélique, innocent. Des ces grands yeux bleu océan. De ces mèches ondulées qui encadraient parfaitement son visage. Elle avait ce petit quelque chose, cette joie de vivre facilement perceptible dans son regard, qui la rendait adorable. Qui la distinguait des autres enfants assis autour d’elle. Sans le vouloir, elle avait impressionné les Stuart Wortley. Ils croyaient enfin avoir trouvé l’enfant qu’ils cherchaient depuis si longtemps.
La suite n’est pas vraiment une surprise. Andrea avait été convoquée au bureau de Mrs Hopkins, la directrice de l’orphelinat, où on lui fit savoir que les Stuart Wortley avait l’intention de l’adopter. Ils étaient tous partis du principe que c’était une chance inouïe et que tout orphelin rêvait d’avoir une vraie maison, une vraie famille. Que cette chance, il ne fallait pas la laisser passer. Après lui avoir brièvement demandé si elle voulait quitter l’orphelinat, on lui fit signer un papier quelconque. Sous le regard insistant de la directrice, Andy se sentit incapable de la contredire, de refuser. On aurait presque dit qu’elle cherchait à la faire partir. Presque. Car même s’il y avait des avantages sur le plan financier, Andrea était persuadée que la vieille Hopkins l’aimait bien. On l’envoya chercher ses affaires dans sa chambre et redescendre une fois qu’elle était prête. Elle partirait sur-le-champ. Sans même profiter d’une dernière soirée entre copains. Sans même avoir le temps de prendre tout le monde dans ses bras, de leur filer à tous l’adresse des Stuart Wortley. Même si elle était quasi certaine qu’ils ne lui écriraient jamais. Toute personne dotée d’un semblant d’intelligence savait que ces gamins adorables avaient autre chose à faire qu’écrire des lettres et les envoyer aux quatre coins de la capitale. Elle dévala les marches quatre à quatre, et poussa la porte de sa chambre. Et quelle fut sa surprise lorsqu’elle y trouva tout le monde, entassées sur les lits et se bousculant pour avoir de la place, qui l’attendaient. Des larmes de joie coulèrent le long de ses joues. Emily, également en pleurs, vint la serrer dans ses bras, en glissant un « désolée » entre ses sanglots interminables. Le spectacle était tellement pathétique que même les plus insensibles souriaient en pleurant à chaudes larmes. C’était si agréable de se sentir aimée. Elle dégota un vieux sac à dos au fin fond de sa mini armoire, et y fourra quelques avions en papier avec des mots à son adresse tracés par les orphelins – certains ne savaient même pas manier le stylo ! Tout ça allait terriblement lui manquer. Puis on entendit des beuglements au rez-de-chaussée, ce qui voulait dire qu’Andrea devait descendre immédiatement. Après avoir griffonné l’adresse qu’elle avait demandée à Mr Stuart Wortley sur le mur avec de l’encre indélébile, après avoir obligé tout le monde à gribouiller un petit quelque chose sur son précieux jean maculé au bas des jambes, elle leur fit un grand sourire triste et sincère, et promit de leur écrire au moins une fois par an. Après quoi, elle descendit lentement les escaliers, profitant des derniers instants passés dans cette maison qui fut la sienne pendant six années entières.
Dernière édition par le Dim 18 Déc 2005 - 14:51, édité 2 fois
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Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 14:13
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Mais elle se rendit vite compte que ses craintes étaient infondées. Les Stuart Wortley s’avérèrent être des gens vraiment charmants et des parents adorables. L’orphelinat et ses anciens amis lui manquaient, mais Jocelyn (la ‘maman’) s’efforçait de rendre la vie de la petite Andrea heureuse. Les SW habitaient une petite maison de six pièces entourée d’un minuscule jardin dans lequel poussaient quelques fleurs et un seul arbre. Andy adorait s’allonger dans l’herbe verte, et profiter de quelques rayons de soleil chauds, un bouquin à la main. La première année fut particulièrement difficile. Andrea devait concentrer un maximum de son énergie sur la priorité absolue du moment : s’adapter à sa nouvelle vie et s’intégrer au milieu. Pour commencer, il lui fallait une nouvelle garde-robe : la fillette ne possédait en tout et pour tout qu’un vieux jean décoré de partout qu’elle refusait obstinément de mettre dans la machine à laver, de peur d’effacer les gribouillis – le seul souvenir qui lui restait de ses anciens amis. D’ailleurs, elle ne le mettait plus jamais. C’était un souvenir. Quelque chose de précieux. Tel un bijou de grande valeur. Elle l’avait accroché dans sa chambre. Ses nouveaux parents l’emmenèrent aux centres commerciaux les plus grands de toute la ville. Pas les plus chics, certes. Ils n’avaient pas les moyens d’acheter des pantalons Tommy Hilfiger, des jeans Gucci, des jupes Chanel, et des Jimmy Choo. Tous ces trucs qui coûtaient la peau du bas du dos. Mais étant des Londoniens moyens et ayant tous deux un travail assez bien payé, ils pouvaient se permettre de dépenser une bonne somme d’argent en une seule journée. Ainsi, ils rentrèrent à la maison les mains chargés d’au moins quatre sacs entièrement pleins. La toute première garde-robe personnelle d’Andy. Cette journée outrageusement épuisante avait suffi pour dégoûter la fillette des grandes surfaces commerciales et du shopping tout court. Elle s’effondra littéralement sur son lit, oubliant même de descendre dîner. Sa chambre était la plus spacieuse de toutes les chambres de la maison. Et, pour une fois, elle disposait d’une totale liberté quant à la décoration. Pour commencer, elle avait peint tous les murs en bleu. Un dégradé de bleu. Bleu clair au niveau du plafond et bleu foncé au niveau du sol. Son lit était recouvert d’une couverture bleue avec de jolis motifs. Et comme pour compléter cet ensemble bleu, le fameux jean était accroché juste au-dessus du lit. De l’autre côté de la chambre, une commode à tiroirs en bois verni était adossée au mur. Quelques photos encadrées ornaient les murs. Un tapis d’une forme arrondie recouvrait une partie du parquet. Une guitare était appuyée au mur, verticalement. Récemment, la fillette se découvrit une passion pour la musique, et, lorsqu’on lui proposa de choisir entre le piano, la guitare et le violon, elle opta pour la guitare, après de longues hésitations. A sept ans, elle intégra une école de Londres classique. Elle n’eut aucune difficulté à se faire une place parmi les autres enfants. Jamais elle ne faisait allusion à son orphelinat. La plupart des ses nouveaux copains croyaient qu’Andrea Stuart Wortley avait pour parents Jocelyn et Stéphane du même nom. Oui, elle s’était fait de nouveaux amis. Mais elle n’oubliait pas pour autant Emily, Jacky et les autres. Elle faisait l’effort de leur écrire de temps en temps, et une fois, par une journée miraculeusement chaude de mars, elle reçut une longue réponse : elle reconnut l’écriture d’Emily, bien qu’elle s’était largement améliorée niveau calligraphie. Et tous ses anciens amis avaient signé ! Andy en avait des larmes aux yeux. Elle se promit qu’un jour, elle irait leur rendre visite. Andrea lisait beaucoup. Elle adorait plus particulièrement les cours d’histoire et de français. D’histoire, parce qu’elle s’était depuis toujours intéressée au passé des humains, aux débuts de l’humanité, aux différentes époques. Elle lisait beaucoup de légendes, comme les mythes grecs, nordiques ou égyptiens. La légende de la table ronde, également. Elle adorait les contes pour enfants parce que ça se terminait toujours bien : et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Bien qu’après un an de lecture, cette monotonie commençait à lui peser, et elle laissa tomber, se consacrant aux livres plus réalistes.
C’est dans l’harmonie et la simplicité des plus banales que l’enfant grandit. Andrea Stuart Wortley, le garçon manqué par excellence, fêta ses onze ans entourée d’amis et de famille. Elle était à des années lumière de se douter de ce que le destin lui réservait…
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Toc. Toc. Toc. Jocelyn se déplaçait avec grâce, comme à son habitude. Perchée sur ses dix centimètres de talons aiguilles. Le bruit de ses pas résonnait sur le parquet bien ciré de la maison. Quelque chose brillait dans sa main. A moins que ça ne soit sa fameuse bague ornée d’un diamant aux dimensions imposantes. Elle se rapprochait. Non, elle n’arborait pas de bague aux doigts. Elle tenait fermement quelque chose de doré, de scintillant. Une chaînette. Un médaillon. Elle essayait en vain de l’ouvrir. Mais l’objet ne voulait pas se laisser faire… Toc. Toc. Toc. Ce bruit commençait à dépasser les limites du supportable… Lourd. Andrea ouvrit brusquement les yeux. Pas de Jocelyn. Pas de médaillon. Juste ce bruit affreux qui venait de l’arracher de son sommeil abyssal. Et un front martelé de douleur. A quelle heure s’était-elle couchée déjà ? Quelque chose comme deux heures du mat’ ? Mais elle voulait à toux prix terminer le jeu vidéo que Ben lui avait filé. Mais d’où provenait ce satané bruit ? La fenêtre… quelqu’un s’amusait-il à lancer des pierres sur la vitre ? Andy fit un effort colossal pour s’extraire du lit, se leva tant bien que mal et s’approcha en claudiquant de la fenêtre. Un énorme oiseau ressemblant à un hibou se tenait derrière la vitre et lui donnait des coups de bec réguliers. Elle étouffa un cri. Aux dernières nouvelles, les hiboux et les chouettes faisaient partie de la catégorie « animaux nocturnes » alors que faisait celui-là devant sa fenêtre à … Un bref coup d’œil sur la pendule l’informa qu’il était onze heures. A onze heures ! On était dimanche bon sang ! On ne réveillait pas quelqu’un un dimanche matin à onze heures ! C’était son droit de rester sous la couette jusqu’à l’heure du déjeuner. Prise de panique, elle voulut refermer les volets, mais un détail frappant accrocha son regard. Une enveloppe à l’allure usée était attachée à la patte de l’oiseau. Un papier étrangement jauni. Encore une farce de ses amis ? Un message de l’orphelinat peut-être ? Mais quelle drôle d’idée d’envoyer un hibou ! Et puis qui, quelle personne dotée d’un minimum d’intelligence allait charger un oiseau sauvage, et nocturne par-dessus le marché, de livrer le courrier ? Dans les films, c’était plutôt les pigeons qui occupaient ce poste. Et encore ! C’était chose rare. Après une seconde d’hésitation qui lui parut interminable, Andy approcha sa main tremblante mais résolument tendue de la vitre et la fit glisser sur le côté, en prenant soin de ne pas rester plantée au milieu attendant que le hibou vienne la percuter en plein vol. Elle fit un pas sur le côté, laissant passer cet oiseau qui avait apparemment une patience sans bornes. Celui-ci entra effectivement dans la pièce et vint s’asseoir sur le rebord de la fenêtre en tendant la patte comme s’il attendait qu’elle vienne lui prendre la lettre. Hésitante, Andy approcha ses doigts encore tremblants du hibou… et cet instant d’hésitation lui valut d’être légèrement pincée par l’oiseau. Non, décidément, sa patience avait également des limites. Elle détacha avec soin l’enveloppe jaunie et regarda le cachet. On n’en faisait plus des comme ça. Aux dernières nouvelles, un timbre et du papier normal suffisaient… Oui, pour envoyer quelque chose par la poste, se dit Andrea, pensante. Mais un hibou et la poste n’était pas tout à fait la même chose… Il fallait être fou pour lui jouer une telle farce ! Elle regarda l’adresse. Ecrite en vert émeraude. De l’encre très brillante. Qui ressortait sur ce fond jauni par le temps.
« Miss Andrea Stuart Wortley, Chambre de l’aile gauche du premier étage, 21, Bridge Street, Londres, Grande-Bretagne »
Chambre de l’aile gauche du premier étage. Voilà qui était assez anodin. Ce genre de détails était d’habitude inutile. Elle décacheta la lettre, démangée par la curiosité, et ouvrit l’enveloppe. Elle en sortit trois bouts de papier. Heureusement qu’elle eut le bon réflexe de les lire dans l’ordre, sinon les risques de se mélanger les pinceaux seraient énormes. Encore plus énormes qu’ils ne l’étaient déjà. La première lettre portait un insigne étrange. Un P entouré d’un lion, d’un blaireau, d’un aigle et d’un serpent. Des animaux. Andrea détestait les animaux. Du moins ne s’était-elle jamais sentie attirée par la nature et ses habitants. N’empêche que si elle devait choisir entre les quatre ici présents, elle aurait dit qu’elle préférait les lions. Les serpents et les aigles étaient beaucoup trop effrayants, et les blaireaux ne faisaient pas partie de la catégorie « animaux dignes d’intérêt ». Les lions, en revanche, étaient puissants et beaux : ce n’est pas pour rien que l’on les surnommait « rois des animaux ». Andy parcourut la lettre des yeux. A mesure qu’elle s’avançait dans sa lecture, son esprit s’embrumait de plus en plus et son expression laissait paraître de l’incrédulité à l’état pur. En gros, on lui disait qu’elle avait été inscrite dans une école… pas comme les autres. C’était le moins qu’on puisse dire. Si elle avait bien compris, une école de « sorcellerie ». De magie. Petite, elle avait toujours cru en la magie. Et puis comment expliquer les accidents étranges qui se passaient autour d’elle ? Mais tout ça n’avait aucun sens. Qui l’aurait inscrite ? Ses parents adoptifs ? Elle déplia le deuxième bout de papier. Le contenu ressemblait fortement à une liste de fournitures. Des trucs dont elle n’avait jamais entendu parler. Elle fut frappée de stupéfaction en apprenant qu’elle avait besoin d’une baguette magique. Ce genre de choses existait-il vraiment ? Elle ne le croyait pas. Ses amis le lui auraient dit. Ils avaient passé le plus clair de leur temps à sillonner la ville de Londres et en connaissaient tous les recoins les plus sombres. Quant aux magasins… s’ils y avait des baguettes magiques en vente, on pouvait être sûr que toute l’école en aurait eu une. Des chaudrons en étain. Des ingrédients pour potions peu ragoûtants. On se croirait réellement dans un conte. Une histoire de sorcières. Ah tiens ! Une robe de sorcière noire. Andy secoua la tête en souriant. Sûrement une mauvaise farce. Mais elle n’arrivait pas à s’expliquer le hibou, et d’autres choses encore. N’y croyant pas vraiment, elle regarda la troisième partie de la lettre. Il s’agissait d’une sorte de guide. Où se procurer toutes les fournitures demandées ? Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle lut « Au Chemin de Traverse. » On y accédait par un bar malfamé nommé Chaudron Baveur. Ce nom ne lui disait rien du tout. Mais elle se devait d’essayer de le trouver. Avec une amie, pour éviter d’être entièrement consumée par la peur de l’inconnu. Ensuite, elle devait prendre le Poudlard Express à la gare de King’s Cross à 11 heures pétantes, le 1er septembre. Elle tiqua. Le 1er septembre = jour de la rentrée. Elle devait être au collège. Ses parents ne la laisseraient jamais sécher sa première journée de cours. Elle lut la suite… qui la fit carrément sursauter de surprise et d’étonnement. Sur le quai 9 ¾ ! Andrea n’avait jamais entendu parler de l’existence de ce quai. Il y avait le quai 9. Et juste à côté le quai 10. Et rien entre les deux. Le vide total. Aucun chauffeur de train n’était assez dingue pour s’arrêter entre les deux quais.
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Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 14:16
Ces trois bouts de papier jaunis avaient réussi à la faire sauter d’excitation. Gonflée de cette énergie flambant neuve, Andrea dévala les marches de l’escalier quatre à quatre et fit une entrée particulièrement remarquée dans la cuisine. Jocelyn et Stéphane étaient –ô miracle !- tous deux attablés. Lui lisait un quotidien, et elle un magazine de mode. La fillette attrapa une pomme, puis s’approcha de ses parents avec un large sourire et jeta l’enveloppe sur la table. « Regardez ce que j’ai reçu ce matin ! Et dites moi qu’il ne s’agit pas d’une hallucination. » Tous les deux levèrent les yeux de leurs journaux et regardèrent le parchemin jauni posé sur la table. Ce fut Jocelyn qui s’en empara la première, d’un geste plutôt brusque. Elle parcourut les trois lettres très rapidement, puis esquissa un sourire en levant les yeux au ciel et tendant le parchemin à son mari, pour qu’il le lise à son tour. « Andy chérie, nous sommes le 1er août, pas le 1er avril. Cependant c’est… ingénieux. Surtout le logo. Il est très bien fait. » Les yeux d’Andrea faillirent sortir de leurs orbites. Elle… elle croyait que c’était Andy qui avait tout manigancé. Mais elle n’avait pas que ça à faire ! Et puis si c’est pour se lever à sept heures du mat’… Parce que pour faire un truc pareil, il faut avoir du temps… et des idées. « Mais non ! Ce n’est pas moi. Je l’ai reçu ce matin. Un hibou me l’a rapporté. » Ce n’est qu’en prononçant ces paroles qu’elle se rendit compte à quel point ça sonnait ridicule. Et ce sourire moqueur que Jocelyn affichait toujours commençait à l’agacer au plus haut point. D’accord, c’était incroyable, abracadabresque, mais réagir de la sorte ! Comme si Andy était la dernière des idiotes ! « Maman... je sais que ça parait dingue mais… est-ce que je peux juste aller vérifier si ça existe ? Ce Chemin de Traverse ? » Et la réponse tant redoutée… « Je ne crois pas que ça soit une bonne idée, ma chérie. La magie n’existe pas, du moins pas en tant que telle. Je peux t’assurer qu’il n’y a pas d’écoles de magie en Angleterre. Réfléchis un peu ! C’est juste une blague de la part de tes amis je pense. » « Dans ce cas… pourquoi ne veux-tu pas me laisser aller voir ? » Si c’est juste une blague de la part de mes amis, pensa Andy. A tous les coups, elle pense aux kidnappeurs d’enfants. « Tu perdras ton temps. J’ai dit non. » L’air maussade, Andrea sortit de la cuisine en claquant la porte. Elle n’allait pas se laisser faire ! Elle tenait à découvrir si les baguettes magiques existaient réellement. Sa vie commençait à devenir bien monotone. Et ces vacances d’été pendant lesquelles elle se voyait obligée de se contenter de la ville de Londres. Ses parents étaient bien trop occupés pour organiser des vacances exotiques. Andy remonta dans sa chambre et sortit quelques uns de ses vêtements préférés qu’elle déposa sur le lit. Un jean large taille basse, ses Converse bleues, un débardeur noir. Elle se tourna vers la glace et observa l’ensemble. Passable. Elle s’empara de la brosse et enroula ses cheveux roux indisciplinés haut sur le crâne en un chignon désordonné. Fourrant une veste dans son sac à dos –au cas où- prenant son petit Motorola qu’elle avait eu pour son anniversaire, elle sortit en trombe de sa chambre en n’oubliant pas de refermer la porte. Dans le salon, elle prit quelques billets de livres déposés sur une table basse, ainsi que toutes ses « économies » qu’elle s’empressa de mettre dans sa poche, et après avoir prévenu ses parents qu’elle revenait le soir, sortit dans la rue. Son premier réflexe fut d’appeler un de ses copains. Mais elle changea vite d’avis. Ils réagiraient tous exactement comme Jocelyn, ce n’était pas la peine. Ils lui riraient au nez, même. Et puis, aller voir si un bar délabré de rien du tout existait vraiment n’était pas sorcier. Elle prendrait le métro, arriverait devant le bar en question, demanderait au Barman s’il connaissait l’emplacement d’un certain Chemin de Traverse, puis appellerait ses parents pour leur annoncer la nouvelle si la réponse du barman était positive. Dans le cas échéant, elle rentrerait à la maison. Il fallait être fou pour sortir tout seul dans cette ville complètement dingue ! Elle ne comprenait rien au plan de métro. Heureusement qu’elle avait l’adresse du bar en tête, elle avait pu se renseigner auprès du bureau d’information. Après s’être assurée d’avoir pris le bon métro, Andy se mit à observer les gens qui s’y trouvaient. Inutile de dire que l’endroit était bondé. Après tout, Londres était une des villes les plus visitées du monde. Tellement qu’elle se retrouvait coincée en sandwich entre un homme qui faisait bien deux têtes de plus qu’elle et une adolescente habillée comme… une adolescente digne de ce nom. Couleurs flashi qui ressortaient sans problème partout où elle allait. La fillette parvint à descendre du train au bon endroit. Ouf. Maintenant la question était de savoir par où sortir. Il y avait des escalators partout. Des gens qui allaient et venaient. Après avoir répété l’adresse du Chaudron Baveur à un agent, celui-ci lui indiqua la direction à prendre, et Andy sortit de nouveau dans la rue tout aussi bondée. Elle n’eut aucun mal à trouver le bar en question. Le bâtiment était vraiment délabré. Personne ne s’y arrêtait. Tellement l’endroit était malfamé et sale. Andrea sentit un frisson la parcourir. Allait-elle vraiment le faire ? Au risque d’être ridicule. Elle fit quelques pas en avant et regarda à travers la vitre qui ne demandait qu’à être nettoyée l’intérieur de la pièce. Si, il y avait des gens. Des gens un peu bizarres. On aurait dit qu’ils faisaient tous partie d’une même secte. Prise de panique, la jeune fille était sur le point de reculer lorsqu’elle entendit une voix bien distinctement derrière elle. « Vite ! Vite, les enfants ! Mais dépêchez-vous à la fin, nous n’avons pas beaucoup de temps ! » Elle se retourna en sursaut et, voyant qu’une dame d’âge mur se dirigeait vers l’entrée du bar accompagné d’une jeune fille qui la tenait par la main et d’un jeune garçon, qui devait avoir environ son âge, qui traînait derrière. Immédiatement, ça rassura la jeune Andy. Elle leur emboîta le pas, curieuse. La dame poussa la porte et une fois qu’ils étaient tous à l’intérieur, celle-ci se referma toute seule, sans qu’Andy y ait touchée. Cette dernière fronça les sourcils. Inquiétant. Elle vit le groupe se diriger vers le barman qu’ils saluèrent rapidement, puis se diriger vers une autre porte, menant sur la petite cour. Elle s’empressa de les suivre, mais, avant qu’elle ne soit complètement sortie, elle entendit le barman demander. « Hé la petite là-bas ! Tu es avec eux ? » Andrea se figea sur place. Mentir ? De toute façon, le petit groupe lui tournait le dos. Et ils étaient assez loin pour pouvoir entendre les paroles du barman… qui s’approchait. Andy hocha vigoureusement la tête et s’empressa de fermer la porte. Le petit homme chauve –le barman- resta un moment interloqué, puis, laissant tomber, retourna à son comptoir. Andrea poussa un soupir de soulagement, et s’assit sur la marche du petit escalier en pierre, observant la dame, le garçon et la fille qui s’affairaient autour du mur constitué de briques. Celle qu’elle pensait être la maman sortit un bout de bois long et fin de sa poche qu’elle agita d’un geste plutôt comique. Ca ressemblait fort à ce qu’on montrait dans les dessins animés. Des sorcières s’apprêtant à jeter un sort. Mais rien ne jaillit de l’extrémité de cette baguette-là. La dame tapota le mur de briques en suivant un certain rythme. Andy essaya de le mémoriser mais c’était impossible. Soudain, et à sa grande surprise, les briques se mirent à bouger dans tous les sens. Elle les avait réellement ‘activées’ avec son bout de bois ! Et comment ne pas croire à la magie après tout ce cirque ? Andrea cligna des yeux, comme pour vérifier si tout ceci était bien réel. Si ça se trouve, elle se réveillerait bien au chaud dans son lit, réalisant que toute cette histoire de cinglés n’était qu’un simple rêve. Mais non. Elle rouvrit les yeux. La dame et les deux enfants étaient toujours là. Les briques s’étaient écartées, laissant un étroit passage dans lequel se faufilèrent les trois personnes présentes, et, leur emboîtant le pas, Andrea. La jeune fille ne voulait pas que ce satané mur se referme avant qu’elle ait eu le temps de passer. Une fois dans la rue, elle se retourna en arrière. Un mur. Pas une trace du passage. Génial, grinça-t-elle. Et je fais comment pour sortir maintenant ? Mais la perspective de poireauter pendant Dieu sait combien de temps ne l’enchantait guère. Andy préféra faire le tour de cet étrange endroit, tant qu’à faire. Et puis elle était venue pour ça. Mais elle était légèrement – c’était le moins qu’on puisse dire – paumée. Ce monde n’était pas réel. Tous ces gens vêtus de capes, agitant leurs baguettes en bois devant eux, des sacs remplis de livres et toutes sortes d’objets des plus bizarres flottant sagement derrière eux. « Tu t’es perdue, mon enfant ? » Une voix tonitruante retentit à sa droite. Andy se retourna brusquement. Un vieil homme appuyé sur une canne l’abordait en lui adressant un large sourire, toutes dents dehors. Enfin… on ne pouvait pas vraiment parler de dents, puisqu’il n’en avait qu’une seule de visible. Horrifié, Andy eut le réflexe de reculer d’un pas. « Euh… tout va bien. Je dois y aller. » balbutia-t-elle en lui tournant le dos et en s’enfuyant à grandes enjambées le long de la rue, en bousculant au passage quelques personnes qui se contentèrent de lui adresser quelques insultes sans originalité. Elle les ignora. Ca c’est le bouquet. Perdue en plein milieu d’une rue remplie de fous ! En effet, elle ne savait plus comment en sortir, d’où elle était venue et où elle devait aller. Et tous ces gens qui n’arrêtaient pas de la bousculer.
Dernière édition par le Dim 18 Déc 2005 - 15:04, édité 2 fois
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Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 14:18
Après une perte de temps inutile, pendant laquelle Andy avait marché le long de cette rue fantasmagorique, en jetant des coups d’oeils aux boutiques qui s’y trouvaient – mais il était impossible de se frayer un passage jusqu’aux vitrines vu la masse de gens qui s’y agglutinaient – la jeune fille décida de demander de l’aide. Elle avait repéré un petit homme trapu, avec une moustache honorable, qui avait l’air plutôt sympa. La fillette s’en approcha à pas rapides et après un petit « Bonjour M’sieur » lui demanda franchement et directement où se trouvait la boutique de baguettes magiques. Le vieil homme la regarda, surpris et réfléchit un instant. Pendant ce court laps de temps, Andy crut qu’elle venait de sortir une bêtise et que cette boutique n’existait finalement pas. Mais alors… d’où tous ces gens sortaient-ils leurs bouts de bois capables de lancer des étincelles colorées ? Mais le vieil homme sourit et lui indiqua le chemin à prendre. Elle avait même appris le nom de la boutique : Chez Ollivander. Ce M’sieur Ollivander était apparemment quelqu’un de très connu dans ce monde étrange. Et que les gens comme Andrea ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam. La jeune fille n’eut aucun mal à trouver la boutique en question – après une dizaine de minutes de vagabondage. La vitrine était un peu poussiéreuse, ce qui avait pour effet de rendre l’endroit un peu flippant. En pénétrant dans le magasin, Andy fut surprise de n’y trouver personne. Elle se trouvait bel et bien seule parmi les boîtes noires empilées soigneusement sur des étagères en bois. Peut-être qu’il fallait juste se servir ? Mais à peine eut-elle le temps de faire un pas qu’un petit homme – ils étaient tous petits ici ou quoi ? – fit son apparition derrière le comptoir. Il était chauve, et maigre. Il portait une cape noire. Il avait un aspect rigide et sévère. « Poudlard, c’est bien cela ? Votre première baguette magique, hein ? » Interloquée, Andy le fixait avec des yeux ronds. Il avait bien dit ‘Poudlard’ ? Donc elle n’avait pas rêvé. Cette école existait vraiment. Quoi qu’en dise Jocelyn. Elle hocha juste la tête, incapable de prononcer le moindre mot. Il lui demanda de tendre son bras droit – parce qu’elle était droitière – prit quelques mesures, puis sortit une fine boîte noire du tas d’autres boîtes noires. Andrea prit la fine baguette en bois qu’on lui tendit, et s’efforça d’imiter la dame qu’elle avait vu agiter sa baguette. Rien ne se produisit. Elle l’agita dans tous les sens, vigoureusement. Toujours rien. Mr Ollivander la regardait d’un œil amusé. Il s’éloigna vers des étagères plus éloignées, d’où il revint quelques instants plus tard, les bras chargés d’une dizaine de boîtes semblables à la première. Andy les essayait une par une, et au bout de vingt minutes, toujours rien. Soudain, elle fut frappée par une idée qu’elle venait d’avoir : elle n’appartenait pas à ce monde magique. Elle était incapable de faire jaillir des étincelles du bout de la baguette. « J’y arriverai jamais. Mes chances de produire la moindre magie sont égales à zéro, je crois. » Ollivander la fixa les yeux plissés. Sous ce regard insistant, Andy se sentit gênée au plus haut point. « Bien sûr que non. Vous êtes inscrite à Poudlard. » C’était comme s’il avait lu dans ses pensées. Comment savait-il qu’elle était inscrite à Poudlard par exemple ? M’enfin… il ne devait pas y avoir des dizaines d’écoles de sorcellerie ici. Mais même. Andy dut admettre qu’il avait raison. Elle venait de penser la même chose. Poudlard, école pour sorciers. Pour sorciers. Ce qui voulait dire qu’elle en était un. Enfin une. « Une minute… je crois que j’ai exactement ce qu’il vous faut. » Il brandit son index tendu en l’air, puis tourna les talons et repartit dans sa réserve. Il en revint quelques secondes plus tard en tenant dans sa main une boîte – tout aussi fine et noire que les autres – qu’il tendit à la jeune fille. Avec un soupçon d’espoir, Andy prit la baguette fermement dans sa main droite, et, avant même qu’elle ait le temps de la brandir, de faire un geste quelconque, des étincelles rouges en jaillirent. Rien qu’au contact de sa peau. Elle sentit que c’était la bonne, et leva les yeux emplis de joie vers le vendeur qui la fixait avec un petit sourire. « Dix gallions s’il vous plaît. » Les sourcils d’Andy se rejoignirent sur le front. Quoi ? Des gallions ? Parce que même la monnaie ici était différente de la monnaie normale ? Ses espoirs s’effondrèrent d’un coup. Elle était si près du but… mais non, elle n’allait pas l’avoir sa baguette… Dans un dernier espoir, elle sortit de sa poche des billets de livres typiquement londoniens et les montra au vendeur. Qui éclata de rire. Quand Andy lui demanda ce qui le faisait rire ainsi aux éclats, il lui répondit… de façon un peu énigmatique. « Je vois… vous êtes fille de Moldus. » Ensuite, il lui déclara qu’elle devait changer ses livres en gallions si elle voulait acheter cette baguette. Il lui indiqua le chemin de la banque Gringotts. Un grand bâtiment blanc, impossible de le louper, lui avait-il dit. La suite se passa comme sur des roulettes. Les poches pleines de pièces d’or, d’argent et de bronze, qu’Andy avait pris le temps d’inspecter en sortant de chez Gringotts, la jeune fille se dirigea en direction de la boutique de baguettes magiques. Après avoir tendu dix pièces d’or à Ollivander, elle en sortit en sifflotant. Elle avait hâte d’être chez elle pour tester sa baguette. Mais avant, pensa-t-elle, il serait bien de m’acheter les autres fournitures dont j’ai besoin… C’est décidé. Je vais à Poudlard. Elle avait ressorti ses trois bouts de parchemin, et après avoir longtemps vagabondé dans cette rue bondée et bruyante, en être sortie avec l’aide précieuse d’une gentille dame, avoir pris le métro jusqu’à Bridge Street, Andy rentra chez elle. Littéralement crevée. Mais contente.
Avec toutes ces preuves à l’appui, ses parents durent admettre qu’elle avait raison. Du moins dans un sens. Ils finirent par céder et acceptèrent de l’emmener à la gare de King’s Cross le premier septembre. Cependant, si elle ne trouvait pas le quai 9 ¾, si le Poudlard Express n’existait pas, etc… Andrea rentrerait bien sagement à la maison et on n’en reparlerait plus. Même si cette école existait réellement. Au comble du bonheur, la fillette s’endormit dès l’instant où elle se jeta sur son lit.
Précisions
(i) La suite est facilement imaginable. Andrea arrive plus tôt que prévu à la gare, excitée à l’idée de se rendre à une école de sorcellerie, et après avoir poireauté pendant une bonne demi heure entre le quai 9 et le quai 10, finit par perdre espoir, au bord de la crise de nerfs, quand elle voit des gens vêtus un peu, disons… bizarrement. Elle les reconnaît (ayant vu des sorciers sur le Chemin de Traverse un mois auparavant), et décide de les suivre. Quand elle les voit se volatiliser en heurtant la barrière à l’aspect extrêmement solide, elle commence à paniquer, mais, voyant qu’il ne leur arrivait rien, décide de tenter le coup…
(ii) Le fameux médaillon… C’est la seule chose qui lui reste de sa mère. Ce médaillon, auquel Anna avait jeté un sort, ne peut être ouvert que par Andrea. [...] Mais ce médaillon est toujours bien en sécurité dans le coffre de Jocelyn. Elle l’offrira un jour à Andy (le jour de ses 18 ans ? Lol.)
Lyanne Saphir ~ Ancienne Directrice de Poudlard
Date de naissance: 05/12/1993 † Niveau: Professeur de Botanique ¤ Directrice de Poudlard
Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 22:52
Bonsoir et bienvenue à Poudlard
Fiche parfaite, très complète ! Bravo l'artiste Direction ~~> La Grande Salle ! Le Choixpeau t'attend avec impatience
Validée, évidemment !
Bonne soirée
Gillian Wehls ~ Ancienne Directrice de Poudlard
Date de naissance: 12/04/1991
Sujet: Re: Andrea Stuart Wortley Dim 18 Déc 2005 - 23:46
A vrai dire, ça fait au moins une heure que je lis O_o Présentation très complète (trooop complète XD) ! Andy m'a l'air d'être une jeune fille très intéressante ... va savoir ce que nous pourrons encore découvrir sur elle
Cela dit, Bienvenue
Andrea Stuart Wortley
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