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 Dimanche pluvieux

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William E. Backhand
Serpentard ¤ Quatrième Année
Serpentard ¤ Quatrième Année


Date de naissance: 28/03/1991
† Niveau: Quatrième année

MessageSujet: Dimanche pluvieux   Dim 10 Sep 2006 - 21:47

[Mon premier topic de deuxième année ^^]

C'était le jour qui suivait la rentrée, un dimanche qui s'avéra être d'autant plus long que la pluie tombait sans arrêt depuis le début de la nuit. Les élèves ne faisaient pas grand chose, ils traînaient dans leur salle commune, à la bibliothèque, dans la Grande Salle, ou dans les couloirs. C'était le cas de William qui n'avait vraiment rien trouvé d'autre à faire. Et puis, pour la première fois de sa vie sans doute, il avait envie d'être un peu seul. William, besoin de solitude ? Le monde à l'envers ! Et pourtant ... il avait besoin de réfléchir au calme, pour une fois. Il n'était pas d'humeur à supporter quelque idiot que ce soit, et Camille restait introuvable. La jeune fille était l'une des "choses" qui avaient transformé son été en enfer.

William tomba sur une salle qui avait l'air vide. Parfait, juste ce qu'il voulait. Il tourna la poignée de la porte et observa rapidement la pièce. C'était une salle de classe un peu abandonnée, des bureaux poussiéreux prenaient presque toute la place, le tableau n'avait pas été effacé depuis longtemps et des inscriptions telles que "A mort Smith" restaient.
Le Serpentard traversa la salle et alla s'asseoir sur le siège le plus confortable, c'est-à-dire celui du professeur. *Tsss ils se refusent rien ceux-là ... j'pourrais presque faire la sieste dessus* A présent bien installé, il ferma les yeux et repensa à cet horrible été qu'il venait de passer. C'était pour ça qu'il était là, après tout.

Sa première année s'était terminée avec sa rencontre avec Méliz dans la salle sur demande, un samedi matin, et ça s'était fini de façon assez peu claire dans l'esprit de William. Il se souvenait parfaitement qu'il ne l'avait pas reconnue tout de suite et qu'elle en avait profité pour se donner le nom de Mélanie Parker. Mais il avait fini par découvrir sa véritable identité et à lui faire avouer son mensonge. Après ... c'était plus compliqué.

Seul son père l'attendait sur le quai lorsque le Poudlard Express était entré dans la gare de King Cross, et encore, William avait bien remarqué qu'il n'était pas franchement joyeux d'être là. Mais au moins, il était venu, c'était déjà ça ... Maximilien Backhand avait interdit à toute personne d'entrer dans sa maison, même à Will, sous prétexte qu'il était très malade. Le Serpentard était assez intrigué, mais il connaissait assez bien son grand-père pour ne pas être tenté de lui désobéir. Mais après deux semaines sans aucune nouvelle, ce fut Sébastien qui proposa que quelqu'un y aille. Bien sûr, on avait pris William comme "volontaire désigné". Le jeune garçon était entré sans problème, car la porte n'était pas fermée. Puis il avait monté les marches de l'escalier, avait parcouru le couloir, posé sa main sur la poignée, ouvert la porte du bureau ... Un frisson parcourut l'échine de Will lorsqu'il se rappela la vision de Maximilien Backhand, dans son fauteuil, immobile, les yeux révulsés ... Ses doigts se crispèrent sur les accoudoirs du siège et il tenta de respirer calmement.

On l'avait enterré un peu plus tard. Les médecins avaient dit qu'il était mort d'une crise cardiaque, et ça s'était arrêté là. Les gens étaient venus nombreux à l'enterrement, mais plus pour cracher sur la tombe du vieil homme que pour y déposer des fleurs. William, quant à lui, avait pleuré un peu, évidemment, mais surtout de soulagement ... Car Maximilien Backhand exerçait une telle pression et une telle peur sur lui qu'il n'avait pu que souhaiter qu'il disparaisse un jour. Sébastien avait versé quelques larmes, mais elles n'avaient pas l'air bien vraies. Anne n'avait pu se retenir de sourire et ça, même s'il détestait son grand-père, ça, William ne lui pardonnerait pas.

Le reste du mois de juillet, il ne s'était pas passé grand chose. On ne parlait plus chez les Backhand, sauf un peu entre les parents. Mais ça avait changé lorsqu'un soir, une femme inconnue à William avait amené chez eux une fillette qui lui ressemblait très fortement et qui était ... sa demi-soeur ! Camille, comme elle s'appelait, était plus jeune que lui, donc Sébastien avait trompé sa femme alors que Will était déjà né ... La mère de Camille avait abandonné sa fille chez les Backhand sans donner trop d'explication. Et ça avait changé beaucoup de choses. Premièrement : Anne avait trouvé une nouvelle cible et elle ne manquait pas de choses à lui dire. Deuxièmement : on parlait à nouveau, Sébastien n'avait pas cessé de répéter à William d'être gentil. Et troisièmement ...

Sébastien Backhand et ses deux enfants étaient allés à Londres pour prendre les affaires de Camille. Comme il n'y avait personne, William et sa soeur étaient allés se promener et avaient aterri on ne sait comment sur le toit d'un immeuble. Là, Camille était tombée dans le vide sans que le Serpentard ait pu faire quoi que ce soit, elle avait été emmenée à l'hôpital et Sébastien, pensant que Will l'avait poussée, avait enfermé son fils dans sa chambre sans prendre au sérieux sa menace : il allait arrêter de manger et mourir de faim. William se demanda s'il l'aurait vraiment fait s'il n'avait pas réussi à ouvrir la porte de lui-même. De toute façon, il avait réussi à sortir, à quoi bon se poser la question ?

Troisièmement, au final, William aimait bien sa soeur, et il se sentait un peu obligé de veiller sur elle, puisqu'elle n'était pas capable de le faire elle-même. Et puis, pour une fois qu'il appréciait quelqu'un de sa famille ... Camille avait été envoyée à Gryffondor, c'était dommage, mais il n'y pouvait rien. En ce moment, elle devait être dans la salle commune, à discuter avec des idiots quelconques. Et lui, il ne savait pas quoi faire. Il avait déjà reçu une lettre de sa mère, mais à peine avait-il commencé à la lire - "Mon cher Willy ..." - qu'il l'avait jetée au feu, la veille, dans la salle commune. Lorsqu'il entendit la porte grincer pour s'ouvrir, William fit mine de dormir, les bras croisés sur le bureau. *Allez, fais demi-tour, laisse-moi tranquille ...*

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Naomie Miller.
Poufsouffle - Deuxième année
Poufsouffle - Deuxième année


† Niveau: Première Année

MessageSujet: Re: Dimanche pluvieux   Jeu 28 Déc 2006 - 0:39

Le temps sembla soudain s’être arrêter, comme si rien ne put perturber cette accalmie, ce silence nocturne qui fut presque plus effrayant que l’un ou l’autre bruit. Ce calme marqua une pause ; le vent cessa un instant de fouetter les carreaux, de déraciner les jeunes herbes, comme s’il voulut respecter la volonté des occupants de Poudlard, une volonté de dormir alors que minuit vingt-deux sonnèrent. Le ciel, teinté d’un bleu intense et foncé qu’on crut voir le fond des abîmes, fut, en cette nuit froide d’hiver, parsemée de tâches dorées que les scientifiques nomment de nos jours étoiles. Quelques minutes seulement eurent le temps de s’écouler tandis que le vent recommença à souffler davantage. Les volets claquèrent et martelèrent les carreaux de verre du château, et le bruit qui s’en résolut n’eut pour conséquence simple que de réveiller une infime partie des élèves et du personnel endormis.

Le souffle tremblant et les yeux écarquillés, Naomie se redressa d’un coup. De grosses gouttes de sueur coulèrent le long de sa joue rosée, qu’elle essuya d’un revers de la main. Encore bouleversée, elle se tourna lentement vers la pendule de son dortoir et remarqua avec effroi qu’il n’était même pas cinq heures. Délicatement, elle se recoucha, reprenant son souffle et se calmant partiellement. Le bruit extérieur additionné aux songes de cette nuit l’avait fait se réveiller en sursaut au beau milieu de la nuit. C’est ainsi que, machinalement, elle se remémora les événements qui s’étaient dès lors produits dans son rêve – ou plutôt son cauchemar.

Elle se trouvait dans un jardin parsemé de fleurs bleues aux reflets brillants. Une brise légère lui caressait la peau et lui dégageait les cheveux de la nuque tandis qu’un soleil brûlant réchauffait le petit square. Une table garnie de fleurs et de pâtisseries et quelques chaises l’entouraient. Plus loin, devant elle, se tenait une femme et à ses côtés un homme, plus grand. Un bambin allait et venait entre les buissons alors qu’un adolescent plus âgé semblait prendre le soleil. Un cinquantenaire, à quelques mètres, était adossé à un arbre, la barbe ébouriffée par le vent. Puis soudain, le tableau familial s’enflamme. Des cris, des pleurs, puis plus rien. Le noir, le vide, le chaos, et tout s’arrête là.

Un frisson parcourut à nouveau Naomie lorsqu’elle se refit ce curieux film dans la tête. La famille était bien trop importante à ses yeux. Elle secoua la tête comme pour se persuader que cela n’était qu’un mauvais rêve – et puis ça l’était réellement – et ferma délicatement ses paupières. Son souffle ralentit, elle dormait à nouveau paisiblement.

Le grincement désagréable des aiguilles métalliques sur le cadran de la pendule annonçait que huit sonneraient bientôt. La jeune Poufsouffle ouvrit doucement ses yeux foncés. Elle bailla longuement et se retrouva finalement sur ses deux jambes, chancelant encore un peu sous le poids d’un sommeil profond. Elle se dirigea lentement vers la salle de bain d’où elle sortit dix minutes plus tard. Vêtue d’un jeans foncé dont le bas était enfui sous ses bottes foncées et d’un pull de laine épaisse, la jeune fille, les cheveux grossièrement attachés, sortit doucement de son dortoir, veillant à refermer la porte dans le calme absolu.

Elle flânait dès à présent dans les couloirs, un sac en toile sur l’épaule gauche. Elle souriait à la vue de ses couloirs larges qui lui semblaient maintenant familiers. Elle se remémora ce premier jour, seule et perdue dans cette savane magique. Ces gens qui la dévisageaient sans l’aider et qui la bousculaient sans s’excuser. Mais il y avait aussi ceux, qui lui indiquaient le chemin ou qui faisaient la route avec elle. Puis, son regard stoppa sur une porte entre-ouverte. Elle songea un instant que cette classe, à première vue vide, était occupée par une personne, quiconque soit-elle. Elle s’approcha et repoussa délicatement la porte de bois aux bouts métalliques dont le grincement put réveiller une gargouille.

Elle fit un pas dans la salle poussiéreuse et remarqua qu’elle semblait ne pas avoir été utilisée depuis quelques temps. Son regard s’arrêta sur une silhouette, affalée sur le bureau de l’ancien professeur. Il semblait dormir. Il semblait seulement. Elle esquissa un sourire, et laissa tomber son sac sur le sol de manière bruyante. Elle s’adossa sur la porte, et s’adressa au jeune homme.


« Ton souffle est bien trop rapide pour quelqu’un qui semble dormir »
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William E. Backhand
Serpentard ¤ Quatrième Année
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Date de naissance: 28/03/1991
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MessageSujet: Re: Dimanche pluvieux   Jeu 28 Déc 2006 - 13:59

William entendait la porte s'ouvrir, et faisait semblant de dormir en espérant que la personne qui était là se dirait qu'il ne fallait pas réveiller un pauvre petit garçon qui manque de sommeil, qu'il valait mieux repartir et le laisser tranquille. La personne en question fit quelques pas dans la pièce, bon, elle avait dû le voir, elle faisait demi-tour maintenant ? A moins qu'il ne s'agisse de quelqu'un qu'il connaissait ! Et si c'était Camille ? Non, elle serait déjà en train de le secouer pour le réveiller, avec la délicatesse dont elle faisait preuve avec lui. Il y eut soudain un bruit comme si quelque chose venait de tomber, puis un bruit de porte. Ah, ça y est, elle avait fermé la porte et était repartie. Quoique ... Non, une voix venait de dire ... qu'il ne dormait pas.

*Hmm, pas marrant ...*

Sans bouger, ni ouvrir les yeux, il répondit à cette personne - qui devait être une fille d'après sa voix, quoique à cet âge, on pouvait encore confondre :


- J'ai jamais dit que je dormais. C'est fou le nombre de gens qui croient que dès que quelqu'un a les yeux fermés, il dort.

Il soupira et finalement, se redressa et observa cette fameuse personne. Au premier coup d'oeil, il faillit croire que c'était Camille mais très vite, il vit bien qu'il ne s'agissait pas de sa soeur. Même s'il ne la connaissait pas depuis très longtemps - deux mois peut-être ? - il avait su de toute façon au son de la voix que ce n'était pas elle. Celle qui venait de le déranger était une fille, sûrement de première année puisqu'elle ne lui disait rien, mais vraiment rien du tout. Elle avait de longs cheveux blonds et des yeux très foncés, ce pourquoi il avait d'abord pensé à Camille. A part ça, elles ne se ressemblaient pas du tout. William l'observa des pieds à la tête, sans cacher qu'il la détaillait. Il eut une moue méprisante à la vue de ses vêtements mais ne dit rien là dessus.

- Bon, je ne dors pas, et alors ?

Faisant mine de n'éprouver qu'un très faible intérêt pour la jeune fille blonde, il arrangea sa manche. William espérait qu'elle ne resterait pas très longtemps, qu'il pourrait reprendre ses réflexions. Pour une fois qu'il ne s'ennuirait pas alors qu'il était seul ! Il fallait qu'on vienne le déranger. C'était normal, Poudlard était tellement plein d'élèves, il y en avait forcément un qui pouvait venir dans cette salle, même si elle était laissée à l'abandon. Mais s'il fallait s'enfermer dans son dortoir ou afficher une pancarte "ne pas déranger" pour avoir un peu de tranquilité, ça devenait n'importe quoi ! William Emilien reporta son regard sur la fille, puis ajouta :

- Tu dois être en première année, non ? Quelle maison ?

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